Il y a quelques temps j'ai échangé avec mon père sur l'évolution de mon enfance à aujourd'hui. Soudainement, en plein milieu de la discussion il me dit : 

"Mon fils, tu as tout le mérite car tu t'es réalisé par toi-même. Tu peux être fier de toi, moi je le suis". 

J'étais furieux sur l'instant. J'aurais voulu qu'il me dise qu'il pouvait faire mieux, être encore plus présent.

Un peu le genre de reproches que de nombreux garçons peuvent imaginer au sujet de leurs pères. 

Mais au fond qui voulait ça, lui, moi, les deux ?

J'ai finalement réfléchis, et, il avait totalement raison !

Depuis tout petit, je me construis, je me développe, j'apprends des autres mais pour mon propre avenir.

Et finalement, plus grand, je prends mes propres décisions.

C'était évident ! Il ne pouvait pas en être autrement.

Bébé j'étais roux, dégourdis, je me promenais la plupart du temps sans couches et pieds nus, en totale connexion avec la nature. Mes seuls soucis ? Manger et dormir.

Votre mission, si toutefois vous l'acceptez…

Un peu plus grand, je devenais blond cuivré, la coupe au bol était à la mode. Mais le bêtises fleurissaient dans ma tête. C'était l'époque de Mac Gyver, de Mission Impossible, et pour moi c'était le moment ou jamais de prouver ma valeur en tant qu'enfant infiltré des services secrets. J'ai connu les bosses, les cicatrices aux genoux et au menton. Mais je devais réaliser mon premier crochetage de serrure sur la voiture familiale dans la cours. Ce fut un échec total, le fil de fer est resté coincé dans la serrure, alors j'ai troqué ma tenue des services secrets pour celle de l'enfant parfait. Mais la encore ce fut un échec. Le mal était fait. 

Le fil de fer toujours coincé, il a fallu faire venir un mécanicien pour changer la serrure.

C'était la première et dernière fois que je tentais une mission pareille...

Je devais réfléchir à prendre un chemin différent.

Un être plus réfléchi ?

Je me présente alors avec mes cheveux châtains foncés, qui sera dès lors ma couleur de cheveux définitive. les Legos traînaient partout dans ma chambre. Je m'amusais à monter et démonter des maisons des immeubles, des vaisseaux aussi. Tout était parfait pour nourrir mes nouvelles aventures de l'esprit. Et cette fois-ci avec moins de dégâts pour les adultes. A part les meilleures pièces qui partaient à la poubelle, coupables d'écorcher, de pincer, de piquer les pieds des plus grands.

Il y avait aussi une Megadrive branchées sur la télévision cathodique que personne ne pouvaient soulever, mis à part un de mes héros de l'époque Arnold Schwarzenegger ! Sur la Megadrive, des jeux classiques et surtout très durs. En terme de réalisme on ne pouvait pas faire mieux. On avait droit à une vie, et puis c'est tout !

D'ailleurs pas besoin de surveillance parentale, on se laissait nous-mêmes de perdre sans-cesse sur nos jeux. On perdait la partie, et hop ! Avec une rage pas possible on se vengeait sur le bouton ON/OFF, la plupart du temps en lui disant un truc du genre : "Tiens ! la dessus, tu peux pas être plus fort que moi !".

Ça a été aussi le moment de mes tous premiers dessins. Je dessinais partout, tous les temps.

Je dessinais des bandes dessinées dans des cahiers d'école. Je me rappelle avoir dessiné l'histoire d'un policier qui dressait son futur acolyte canin dans un commissariat. J'y étais vraiment. Je me sentais vivre mes aventures.

J'étais aussi toujours énergique, "les parents disent turbulents". Mais c'est la même chose selon moi.

Alors le médecin de famille avait conseillé un sport qui allait me faire dépenser des calories : Le Karaté.

Au début, je n'aimais pas. C'est sur ! je prenais des coups et je rentrais de différentes couleurs. Mais au fil du temps j'ai appris à aimer ce sport, ou plutôt cette philosophie. Prendre des coups, ne pas se plaindre, être souple, savoir se défendre, mais aussi se décharger. Tout cela en apprenant à saluer le tatami. J'étais fasciné ! Bien sur, ce n'était pas le tatami qu'on saluait mais une photo collée très haut sur un mur blanc. La photo du maître qui avait inventé le style que je pratiquais. Mais ça je ne l'ai su que des années après quand j'ai visionné le film Karaté Kid. Je devenais donc un énergique discipliné, qui était fan de Jackie Chan, Bruce Lee et Jean Claude Van Damme.

J'ai pratiqué le Karaté pendant 4 ans. Et j'avoue que ça m'a appris bien des choses sur moi-même.

Un monde s'ouvre au collège

J'ai grandi encore un peu. Et cette fois-ci c'est le collège qui m'attendait.

Ce qui me plaisait plus que tout, c'était les cours d'arts plastiques. Il y en avait malheureusement que très peu. C'est aussi à ce moment que je me suis initié à l'animation en faisant un stage dans le centre Village Titan.

J'ai dessiné un ballon qui rebondit dans une prairie et un oiseau qui passe dans une ville. A peine deux animations produites, et je le savais au fond de moi. Je vais devenir le futur Walt Disney ! C'est sur !

Pendant ce temps, j'allais aussi en cours de musique et sur la flûte je jouais "I believe i can fly"de R.Kelly.

On apprenait à chanter la groupie du pianiste, car notre professeur était pianiste ça collait bien ! 

J'ai traversé le collège comme ça, j'ai même eu le brevet des collèges.

J'avais l'esprit toujours aussi énergique mais toujours discipliné.

Je me demande à l'instant : Hé ! Mais ? On ne m'as jamais demandé mon brevet des collèges.

A quoi ça sert finalement ?

Certain comme moi on eu la chance de se voir l'opportunité de choisir en fin des années collèges une orientation avec 3 vœux ! Je me suis senti comme le génie de la lampe.

Waouh ! Je disais à mon camarade d'a côté, ça devient du sérieux cette histoire non ?

Le temps d'un rêve bleu et on se retrouvaient au lycée.

 

Les années lycée

J'ai effectivement moins rigolé quand j'ai compris que mon avenir se jouait sur ces trois années. 

J'ai mal été orienté, je voulais du dessin, je me suis retrouvé dans un cursus scientifique et technique.

Pensant qu'il y aurait au moins un peu de dessin technique, que nenni !

Je me retrouvais le nez dans des congélateurs, climatiseurs à comprendre comment calculer la masse des fluides. J'ai voulu tenir bon, et après quelques lacunes et de grosses difficultés j'ai obtenu mon bac.

Ces années ont étés bercées par du dessin, beaucoup de dessin j'aimais ça !

Des jeux vidéos sur Playstation première du nom, puis la seconde ! A fait aussi son apparition, l'arme ultime de la dépendance au jeu : je cite "La carte mémoire" !

A la différence des anciennes consoles, je jouais beaucoup plus. Je pouvais même sauvegarder mes parties. C'est super ! J'avais finalement laissé tranquille le bouton ON/OFF de la console. J'étais devenu plus fort qu'elle en quelque sorte.

J'ai aussi découvert un sujet qui allait devenir une passion pour toutes les années suivantes, le Bodybuilding et la nutrition sportive. J'allais chercher toutes les informations sur le sujet. Je regardais Pumping Iron avec Arnold, et je consultais les magazines Muscle&Fitness, le monde du muscle, Flex.

J'étais fasciné par le fait de développer son corps tout en remplissant des objectifs. La nutrition, c'était la même chose. Mieux, manger, savoir comment fonctionne mon corps et comment m'alimenter était devenu une obsession.

Niveau dessin, j'avais découvert un type qui s'appelle Frederic Delavier, et, je voulais dessiner le corps humain dans toutes ses positions. J'étais devenu fan de la musculation, de la bio-mécanique et morpho-anatomie.

Après le bac, je ne savais pas quoi faire de ma vie. J'avais déjà de nombreuses passions et centres d’intérêts mais comment choisir ? Quel adulte je veux devenir ? J'étais perdu.

Au bout d'un an, j'ai choisi une école d'art dans le sud de la France.

Le grand départ

J'ai pris l'avion tous seul comme un grand ! Et je me suis perdu tous seul aussi.

Je suis arrivé dans un village près de Montpellier sans permis et sans voiture.

Avec comme seule compagnie, mon idée que comme à la Réunion, tout est à côté. C'est pas grave.

J'arrive dans mon lieu de résidence du moment, et je vois des champs à perte de vue et des vaches.

Un tracteur qui passe devant moi. Ici j'ai compris que mon aventure allait être différente des autres.

J'ai marché pendant 6 heures non-stop pour arriver à mon école d'art avec mon dossier d'inscription rempli. Je l'ai tendu à la femme à l'accueil du bout du bras avant de m'écrouler tout trempé sur une chaise à l'entrée.

Elle l'a regardé et m'a dit : "Vous êtes bien courageux, avoir marché autant. Mais vous savez, vous auriez pu apporter votre dossier le jour de la rentrée ?!".

Les yeux exorbités, j'ai pris la décision de déménager.

Je suis arrivé sur Montpellier. J'ai étudier pendant trois années, et j'ai eu le diplôme d'Infographiste.

J'ai cherché de l'emploi, il n'y en avait pas. Ou je ne savais pas bien chercher.

J'ai déménager sur Paris et région pour espérer avoir un avenir dans ce monde artistique.

J'ai échoué de nouveau. J'avais un portfolio d'école et les patrons voulaient de l’expérience.

Je ne savais certainement pas me vendre. J'étais aussi très peu sur de moi.

Déçu, j'ai baissé les bras pendant des années, j'ai joué à Call of Duty sur PC et j'étais devenu un chômeur, geek, et un expert dans ce jeu. Je cumulais les heures de jeux et les réprimandes qui ne m'aidaient pas à sortir de ma coquille. Ce jeu a été véritablement une vraie thérapie pour moi. Je pouvais me défouler et en quelque sorte tuer mes démons. Et si je meurs, je peux recommencer.

Cette fois-ci la carte mémoire a été remplacée par le disque dur. Et je jouais sans cesse.

J'ai découvert la tablette graphique et je commençais aussi à renouer avec le digital painting.

Ça m'as plus. Je me sentais comme un peintre, mais sur écran.

J'alternais donc entre séances de jeux et peintures. 

 

Finalement, je ne pouvais pas rester comme ça. Il était venu le temps de me bouger et chercher un emploi.

Je devais accueillir ma vie d'adulte.

J'ai travaillé dans des emplois bien différentes les unes des autres.

Elles m'ont toutes déçues sur l'instant. Je n'aimais pas ! En fait, au fond je ne m'aimais pas.

J'étais retombé sur ma première problématique, je ne sais pas quoi faire de ma vie ?

J'ai préféré retourner sur l'île de la Réunion. J'ai passé le permis. J'ai conduis la voiture.

J'ai roulé, roulé, travaillé, travaillé, pour à chaque fois un salaire maigre et non motivant.

Ma consolation était que ces fois-ci je travaillais en tant qu'infographiste.

Le vrai grand départ

J'ai poussé ma quête personnelle plus loin. J'ai pris l'avion et je me suis retrouvé au Canada. 

Avec l'envie de faire différemment. Tout était inconnu pour moi, tout était nouveau.

Je me suis dis : "Chouette, un nouveau départ dans un nouveau monde".

En fait, je n'avais fais que déplacer mes problèmes.  Fuir tes problèmes, ne veut pas dire les avoir quitter.

Je m'en suis bien aperçu.

Alors, j'ai profité pour travailler sur moi, m’intéresser au développement personnel, faire moi-même des soins, des coachings. Lire, lire et encore lire. Je m'embrase a la pensée de me former, encore et encore.

Le froid m'a permis de me recentrer sur moi-même.

Et c'est ici que j'ai décider d'écrire à mon tour.

Il était venu le temps d'être vraiment artiste, auteur, illustrateur. De laisser de nouveau s'exprimer mon esprit créatif de l'enfance, que j'avais réprimé pour une vie morne d'adulte.

Aujourd'hui je suis un adulte responsable mais en même temps un enfant énergique discipliné.

Tout cela au service des contes.

Une conclusion à cette aventure

Une envie me reste. Celle de transmettre mon intérêt pour le développement personnel avec comme meilleur allié nos émotions. J'écris dans l'idée de contribuer à ce que nous prenions conscience de certaines croyances qui nous limitent et nous empêchent d'atteindre nos rêves.

Et si par un geste, une attitude, pourquoi pas une acceptation tu peux mieux gérer tes émotions, le pari est gagné !

Mon plus grand rêve serait que chaque être humain sur terre écrive quelque chose.

Dans l'idéal un livre, mais finalement d'autres écris seront très bien aussi !

Une chose me vient à l'esprit : "Ou en est tu de tes vœux ?

Es-tu toujours dans la lampe à voir la lumière au loin, ou l'as tu frottée pour voir quel génie est en toi ?"

Ne me réponds pas... Écris le à ton tour !

 
 
 
 
 
 
 

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